Bora-Bora’s Bitches

De retour à Bora-Bora, on découvre la Syphilis sur le canapé, en micro short sexy, en train de regarder son enregistrement de la semaine des Feux de l’amour.

—  Je vois que t’es à fond ! lui dit Jane en posant tous ses sacs.

—  Chhhhhhhut ! Victor va faire sa demande à Nikky.

—  Pour la 125e fois, j’ai envie de dire.

—  Jaja, ferme-là, merde ! C’est trop intense !

Comme je l’avais déjà signalé, Phillis est une grande fan de cette série à qui elle doit d’ailleurs son prénom. Cette obsession pour la famille Newman se transmet de génération en génération. Certains se refilent les bijoux de famille, eux c’est cette passion débordante pour ce soap qui fait rêver la foule, fait pleurer Mémé Germaine et mouiller la vieille tante Annabelle. Et ça, il faut le faire parce qu’elle a tendance à être aussi sèche qu’une noix, la vieille tante Annabelle. En fait, la vraie force de cette série, c’est qu’on peut comprendre ce qui s’y passe : même après avoir loupé 458 épisodes, même en la regardant bourrée à 4h30 du mat’, ou même en la regardant en version moldave-coréenne… et bourrée.

Ça doit être pour ça que la Syphilis l’aime autant !